Journal d'un Génie
Edition de la Table Ronde (1964)
avec dessin, signature et daté 1973 au crayon
(200 x 140 mm)
Pour Dali, son propre génie ne fait pas de doute. Il ne le répète pas pour s'en convaincre, mais pour convaincre ses contemporains, avec la quasi certitude que s'il ne s'élève pas son propre monument de gloire, ce ne sont pas les autres artistes et la critique qui auraient la générosité de le faire. Nous voyons donc, dans "Journal d'un Génie", une sorte de Dali nu qui se contemple avec une dilection sans égale dans le miroir qu'il se tend. Mais ce nouveau Narcisse n'aime pas que son reflet. Il va plus loin et, au-delà de l'image, retrouve les ambitions métaphysiques de la peinture, les grandes questions qui agitent la pensée, la présence de demain. Mais au-delà de la publicité dont il s'inonde, Dali nous révèle aussi son caractère; celui d'un peintre qui pousse la conscience de son art jusqu'à la minutie exaspérente et au bord de la folie sans laquelle il n'y a pas d'aventure.
| Moustaches de Dali | |
| Journal d'un Génie | |
| Journal d'un Génie |